J’ai testé le combat spatial

On 03/01/2012, in Actualités LUMAV, by Tsionhebb

Aaaah, le combat spatial ! Une étape importante pour moi, presque autant que d’avoir ma première monture sous LotRO (au niveau 16) ou sous WarCraft (niveau 40 à mon époque glorieuse, passé à 30 puis 20 ultérieurement), ou mon Merlin sous EveOnline. Bref, après quelques dizaines d’heures de jeu, me voici enfin arrivé au pied de ce superbe vaisseau que la LUMAV m’a généreusement affecté, Noir et or, comme de juste. Oui bon, ok, dans le jeu et il est blanc et rouge, républicain quoi. Roooh les rabat-joie… 

Il ne me reste plus qu’à lui trouver un nom !

J’aime beaucoup le nom du vaisseau amiral de Mirage Strategics : l’Apocryphe. Ca aurait collé pile poil, mais je vais éviter le plagiat, ça ne se fait pas. Il me faut donc chercher autre chose. Leviathan sans doute. Ca me plait plutôt bien. Ou Ouroboros ? Je ne sais pas encore. Et, à peine troublé par cette méditation profonde, je visite une à une les différentes pièces et, sur les conseils avisés de mes collègues plus expérimentés, je monte les premiers upgrades disponibles moyennant finances, histoire d’être un peu crédible dans ma nouvelle brouette de luxe.

Niveau haut : la soute, c’est la banque. Ca c’est chouette, et très pratique.

Niveau intermédiaire : Le droide me fait un speech qu’il est au taquet à mon service et même qu’il a réduit les rations de l’équipage pour rééquilibrer leur régime alimentaire… bref il me raconte sa vie. Une chance qu’il ne me suive pas partout celui-là, il y aurait eu de l’huile de robot à la graisse de cabestan sur les murs en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

– A babord, la chambre. Sympa. A tester avec notre Eminence Grise dès que nos devoirs et obligations nous en laisseront le loisir. Embarassed

– A tribord, une salle de réunion avec plein de places. Vachement utile quand on ne peut entrer qu’à quatre. Peut-être dans un futur patch ?

– Sur l’arrière, quartiers de l’équipage. Je suis capitaine : je les laisse gérer tant que ça ne sent pas le fennec violé ou le hutt faisandé.

– A l’avant babord : deux postes d’opérateurs navigants, un autre à tribord, puis encore une volée de marches et c’est la passerelle proprement dite, le saint des saints, le coeur du coeur, là où tout commence et tout s’achève.

C’est au niveau intermédiaire qu’on a la sortie de secours. J’hésite à tester. Est-ce que je risque d’occasionner des dégâts majeurs ? Un toboggan trop cher pour être remplacé ? Dans le doute, je teste : mieux maintenant au sol quand tout va bien que dans l’espace se rendre compte d’un dysfonctionnement désolant. Je tire la poignée… ça ne fonctionne pas. J’ai à la fois la satisfaction de savoir que je n’ai rien cassé et le regret de me dire que je n’ai donc aucune autre sortie si par malheur le spationef atterrit sur le ventre. Pas terrible. On verra si on peut sortir par une tourrelle. Je vais demander au droide de faire réparer ça. Il a l’air bien au taquet lui encore… il me parle de quoi déjà ? Il n’arrête pas. Mais j’ai toujours quelques doutes sur son efficacité réelle. Plus on en dit… 

 Niveau bas : la sortie « normale ». Je ressors. Ouf ! Finalement on a une petite impression de claustrophobie là-dedans. Pas vous ?

Le temps d’une bouffée d’air pollué de Coruscant et je retourne dans la place. Les alarmes retentissent : »Equipage aux postes de maoeuvre ! aux postes de manoeuvre ! »

J’essaie la place de droite, de gauche, du milieu. « Le confort, c’est le choix » disait mon maître. Allez go ! Un petit tour dans la carte stellaire et c’est parti. Le hangar est bougrement étroit et je vois déjà le sourire hilare de l’officier de pont. Et bien que nenni très cher, vous en êtes pour vos frais, vil moqueur, car mon vaisseau est muni des toutes dernières évolutions en matière de parking automatique. Le demi-tour est impeccable et, après quelques rapides éléments de check-up, j’enclenche la post-combustion : ça décolle la pulpe du fond ! Le compensateur de gravité gémit sur son axe.

Message de l’amirauté républicaine : deux ou trois escarmouches à quelques parsecs de là, 3.000 pour la plus lointaine. Hardi compagnons, c’est l’heure du baptême du feu. Toutes les optimisations disponibles sont installées ou presque. Comme dirait Cyrcée : « Y’a plus qu’à… » et je ne suis pas déçu. Il pleut des targets dans tous les azimuts et je peux constater combien les chasseurs ennemis sont plus rapides et manoeuvrables… mais carrément nullisimes en dogfight ! C’est limite s’ils ne se calent pas d’eux-même dans mon viseur en se plantant dans mes douze heures bien gentiment. Quelques-uns, plus subtils, tentent des passes frontales. Aucun ne semble remarquer que je n’ai aucune visibilité latérale et c’est tant mieux. N’empêche, c’est moi qui ait le plus gros… turbolaser ! Pim ! Pam ! Poum ! Vlan ! Zou ! Ca éclabousse ! La verrière est constellée de projections variées, et pas d’option essuie-glaces. C’est le frottement combustif dans l’atmosphère ou dans les nuages gazeux qui se charge du nettoyage pyrolitique. J’évite désormais de me mettre dans la fumée adverse et je constate la portée hallucinante de cette pièce d’artillerie : à peine des points rouges et BLAM ! Un bref éclat blanc plus tard le radar signale la perte définitive du contact. Les Phantom IV sont à peine plus résistants. Pour ces messieurs ça sera un bon gros missile des familles, signé de l’auteur. Tir et oubli. L’ennui c’est les passages à basse altitude le long des rangées de cannonières impériales. Là j’ai un vague sentiment de servir de cible dans un ball-trap sans que j’ai eu la formation « pigeon d’argile ». Il faudra que je programme une distance de rapprochement minimale sinon ça risque de mal finir cette histoire.

Efficace le droïde, il remonte dans mon estime d’un coup ! J’en ai pris plein le bouclier, la carlingue a gravement morflé mais dès la mission suivante, le vaisseau est comme neuf et les soutes à missiles remplies à ras bord. Il a même nettoyé le vomi libéré suite à un excès de cabrioles. Pas le mien hein ! C’est Qyzen qui a mal digéré son dernier os de Trandoshan… dit-il. J’arrête néanmoins les frais car la fatigue réclame son dû. Me voilà désormais affublé du ronflant titre de « Pilote ». La grande classe quoi. Je n’ai plus qu’à aller rouler des mécaniques à la cantina avec mon bel écusson tout neuf, succès garanti !

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